Le terme « greenwashing » est apparu pour la première fois en 1986. Il a été inventé par Jay Westerveld, un écologiste américain. À l’origine, ce concept visait spécifiquement les hôtels qui demandaient à leurs clients de réutiliser leurs serviettes. L’argument officiel était de « sauver la planète », alors que ces établissements n’avaient aucune autre politique environnementale.
Aujourd’hui, le greenwashing désigne une communication opportuniste et souvent trompeuse. Cette pratique consiste à travestir l’identité réelle d’une marque en lui attribuant des vertus écologiques. En réalité, ces arguments ne reposent sur aucune stratégie environnementale concrète.
Dans l’hôtellerie, ce recours au greenwashing se traduit par une mise en avant de promesses sans fondement opérationnel. En effet, ces arguments sont utilisés comme de simples leviers d’acquisition. Ils manquent de substance et surtout de preuves vérifiables.
Par conséquent, la crédibilité de ces discours s’effrite rapidement. Le client d’aujourd’hui est averti et ne se laisse plus séduire par de simples promesses de façade. Pour réussir votre stratégie marketing hôtellerie, vous devez donc passer de la parole aux actes.

Pour illustrer les risques d’une mauvaise stratégie marketing hôtellerie, il est utile d’analyser des cas réels. Ces exemples montrent comment un manque de cohérence peut mener à l’échec ou à une perte de crédibilité majeure.
Le projet de Center Parcs en Isère a été au cœur d’une vive controverse. Situé dans la forêt des Chambaran, il menaçait une zone humide fragile. Les opposants ont critiqué la destruction de 92 hectares de forêt pour construire des infrastructures de loisirs. Après plus de dix ans de contestations et de recours juridiques, le projet a finalement été abandonné en 2020. Cet échec montre que l’emplacement et l’impact environnemental initial doivent être cohérents avec la promesse de marque.
Booking.com avait lancé une classification « durable » pour les hébergements. Ce système attribuait de une à trois feuilles en fonction de l’engagement écologique déclaré. Cependant, cette méthode reposait principalement sur des déclarations non vérifiées des établissements, sans aucun audit indépendant. Face aux critiques sur le manque de fiabilité, cette distinction a été supprimée. Cela prouve que l’auto-déclaration ne suffit plus à rassurer le client.
J’aimerais également citer un exemple relevé par le journaliste Hugo Clément. Celui-ci a mis en lumière la face cachée d’un hôtel présenté comme « éco-responsable » à proximité de Bali. Derrière les discours marketing séduisants, la réalité opérationnelle ne suivait pas. Ce type de révélation est dévastateur pour la réputation d’un établissement, car elle brise instantanément le lien de confiance avec le voyageur.
Il est facile de tomber dans le piège du greenwashing sans même s’en rendre compte. Voici les erreurs les plus fréquentes que vous devez impérativement éviter :
Cette citation de Confucius résume parfaitement notre vision. Ma posture chez Coach Hôtels n’est pas de donner des leçons de morale. En revanche, je tiens à souligner les valeurs qui sont aujourd’hui vitales pour votre pérennité.
L’opinion publique sanctionne de plus en plus sévèrement le mensonge. Nous l’avons vu avec des scandales majeurs comme Volkswagen, Nutella ou plus récemment H&M. Ces exemples démontrent qu’une stratégie marketing hôtellerie basée sur des promesses trompeuses peut avoir des conséquences dévastatrices sur votre image de marque et votre développement commercial.
Pour conclure, l’écologie ne doit pas être un simple vernis marketing. Elle doit être une démarche sincère, progressive et surtout vérifiable. C’est à cette seule condition qu’elle deviendra un véritable levier de différenciation et de fidélisation pour votre hôtel indépendant.

Un arbre a-t-il besoin de se parer de fleurs pour prouver qu’il est solide ? À moins de disposer de budgets de communication considérables, affirmer sans démontrer n’a jamais contribué à valoriser une réputation. Dans toute stratégie marketing hôtellerie, c’est la multiplication d’expériences client concluantes qui reste déterminante. De plus, les marques sont soumises à des marchés où le consommateur est de plus en plus aguerri. Par conséquent, les faux-semblants sont désormais vite identifiés.
Il existe bien sûr une communauté active et solidaire sur les sujets de la responsabilité environnementale. Cette communauté est d’ailleurs de plus en plus visible au quotidien. Nous voyons de plus en plus de gens consommer des produits de seconde main ou privilégier le local. Cependant, cette population en évolution est-elle aujourd’hui à ce point significative pour justifier un ralliement systématique ?
Faut-il que tous les hôteliers portent le « bonnet phrygien » de l’écologie, comme lors de la Révolution de 1789 ? La réponse réside dans la cohérence. Si votre engagement n’est pas chevillé au corps, il ne doit pas devenir le centre de votre stratégie marketing hôtellerie, au risque de paraître opportuniste.

Il est essentiel d’examiner la réceptivité réelle des voyageurs à l’égard de la démarche environnementale des établissements. Selon une enquête menée par Coach Omnium, le constat est nuancé. En effet, si 40 % des clients déclarent être incités à privilégier un hôtel “engagé”, la réalité économique est bien différente.
Seulement 15 % de ces mêmes clients sont réellement prêts à payer plus cher pour un séjour écoresponsable. Ce chiffre met en évidence un « plafond de verre » budgétaire qu’il ne faut pas négliger dans ta stratégie marketing hôtellerie. Par conséquent, l’engagement écologique doit être perçu comme une valeur ajoutée naturelle plutôt que comme un surcoût pour le client.

Qu’en est-il réellement de l’engagement des voyageurs pour une consommation écoresponsable ? Prenons par exemple la climatisation, qui représente environ 15 % de la consommation d’énergie d’un hôtel. Malgré les enjeux climatiques, 96 % des clients français et européens la considèrent comme un équipement indispensable ou assez important.
Dans le même ordre d’idées, un hôtel avec piscine consomme en moyenne 30 à 50 % d’eau et d’énergie en plus. Pourtant, la piscine reste la prestation la plus plébiscitée : plus de 9 clients sur 10 l’utilisent. Ce paradoxe se confirme dans la consommation d’eau quotidienne, qui atteint 300 litres par client à l’hôtel, contre seulement 150 litres à leur domicile.
Dès lors, plusieurs questions se posent pour ta stratégie marketing hôtellerie :
Pour sécuriser l’acte d’achat, le label devient un outil de réassurance indispensable. S’il ne déclenche pas toujours la vente, il élimine le soupçon de greenwashing. En effet, une communication fluide sur ton site web renforce la perception de qualité auprès des nouvelles générations.
Cependant, la notoriété des labels reste inégale :
Nous saluons bien évidemment les efforts concrets pour réduire les consommations. Toutefois, il nous paraît difficile de démontrer la vertu marketing d’un tel engagement s’il n’est pas ancré dans l’ADN de la marque. Un engagement superficiel ne constituera jamais un ciment robuste pour ta clientèle.
Comme l’explique Simon Sinek : « Les gens n’achètent pas CE QUE vous faites, mais POURQUOI vous le faites. » La fidélité repose sur l’identification à tes valeurs. Ainsi, une communication éparpillée et opportuniste ne fait qu’affaiblir la force de ton récit. Pour ta stratégie marketing hôtellerie, je te recommande donc de concentrer tes efforts sur des valeurs simples, différenciantes et surtout authentiques