
Pour tout hôtelier, comprendre l’interaction entre le marché du tourisme et inflation est essentiel pour anticiper les comportements de consommation. Le regain d’activité post-Covid a entraîné un goulot d’étranglement de la production, générant une inflation des matières premières qui se répercute sur l’ensemble de l’économie mondiale.
Cette situation a été amplifiée par les tensions géopolitiques, provoquant une instabilité sur les marchés de l’énergie et des céréales. Quand l’inflation est durable, elle induit une montée des salaires qui peut devenir, à son tour, inflationniste. Pour contrer cela, les banques centrales augmentent les taux d’intérêt, freinant ainsi l’investissement et la consommation pour « refroidir » l’économie.
Tant que l’inflation reste sous le seuil des 4 à 5 %, les économies endettées y trouvent leur compte, car leur dette baisse mécaniquement en valeur réelle. La France, qui a massivement soutenu son économie, n’a donc pas de raison immédiate de s’alarmer à court terme. D’une certaine façon, la perte de pouvoir d’achat des ménages finance le désendettement global.
Tant que cette inflation reste contenue et que la progression des salaires demeure faible, la consommation n’a aucune raison de faiblir. La croissance est alors poussée dans un contexte de désendettement nécessaire. Malgré les discours alarmistes des médias, les voyants économiques restent au vert. Le marché du tourisme et inflation cohabitent dans un équilibre qui laisse entrevoir de belles perspectives de croissance pour le secteur.